Handycity®, c’est le label « Qualité de vie, Commune et Handicap » créé en 2001 par l’Association Socialiste de la Personne Handicapée (ASPH).

Il est remis aux communes qui se sont investies concrètement dans le processus d’inclusion de la personne en situation de handicap. Tous les 6 ans, en fin de mandature communale, l’ASPH met à l’honneur ces communes et leur remet le Label Handycity®. Pour Charleroi, en 2018, il s’agissait d’une toute première labellisation.

« Recevoir cette récompense, fruit du travail accompli au quotidien en faveur des personnes porteuses de handicap, me réjouit sincèrement et m’encourage à poursuivre dans la même voie », réagit Mohamed Fekrioui, Echevin en charge de la Personne Handicapée. « Après deux refus en 2006 et en 2012, Charleroi est enfin labellisée. Comme je l’ai dit, à l’annonce de cette première labellisation, recevoir un label ne signifie pas que tout est accompli. Ce n’est pas une finalité en soi, tout au plus un objectif intermédiaire visant à améliorer le quotidien des personnes porteuses d’un handicap. »

La commune : lieu de toutes les inclusions

Pour l’ASPH, la commune est le premier lieu d’intégration de la personne en situation de handicap. Depuis 18 ans, l’ASPH accompagne les communes wallonnes et bruxelloises francophones dans cette démarche d’inclusion. L’octroi du Label Handycity® est l’aboutissement de leur engagement vis-à-vis du handicap.
Ce label n’existerait pas sans la Charte Communale de l’Intégration de la Personne Handicapée1 créée en 2001. Cette charte pointe 15 thèmes comme l’emploi, l’accessibilité, l’accueil de la petite enfance (voir plus loin) et invite les élus communaux à s’engager à y travailler tout au long de leur mandature.

L’ASPH milite pour que les communes intègrent une dimension « handicap » dans la réflexion et la construction des projets communaux qui concernent l’ensemble de la population tout en respectant leurs réalités de terrain. Cela ne prend pas toujours la forme d’un investissement financier ou de gros travaux, comme en témoignent des mesures telles que l’enregistrement d’audio-livres et/ou l’achat de livres en grands caractères par les bibliothèques communales, la prise en compte du handicap dans l’organisation d’activités sportives, la proposition de l’apprentissage de la langue des signes pour l’accueil des personnes sourdes.

« Il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une société égalitaire et au sein de laquelle chacun trouve sa place », conclut Mohamed Fekrioui. « Au-delà de l’impulsion que j’ai pu donner en tant qu’Echevin de la Personne Handicapée ultra-motivé et investi, je salue le travail du service Egalité des Chances, l’acharnement du Conseil Consultatif de la Personne Handicapée qui se bat pour une société toujours plus inclusive et de tous ceux qui s’investissent au quotidien pour que chacun trouve sa place. Ensemble, nous continuerons à poursuivre notre travail d’inclusion à Charleroi sans relâche. »