80 ans… ça se fête !

En tant qu’Echevin du Patrimoine, je ne pouvais pas passer à côté d’un tel anniversaire ! Cet illustre bâtiment, premier représentant de la Ville de Charleroi, méritait bien un ouvrage.

Si « Charleroi Art Déco » n’est pas le premier livre consacré à notre Hôtel de Ville, il constitue probablement la première publication qui comporte une part aussi importante de recherches scientifiques.

Les archives de la Ville de Charleroi comptent des centaines de documents précieux sur l’Hôtel de Ville, notamment les plans des différents projets présentés ayant répondu au concours initial. (Les archives sont d’ailleurs toujours accessibles sur rendez-vous). Elles sont à la base des chapitres de cet ouvrage consacrés à la décoration, signés par Marie Wautelet, experte en Patrimoine de la Ville de Charleroi.

L’ouvrage est disponible dans toutes les bonnes librairies et à la Maison du Tourisme de Charleroi (Place Charles II).

L’Hôtel de Ville de Charleroi occupe une place importante dans notre histoire, non seulement en raison de sa taille imposante mais aussi symboliquement, notamment en tant que repère.

Petit rappel historique…

L’ancien Hôtel de Ville étant devenu insalubre et ne répondant plus aux besoins de la ville de l’époque, le bourgmestre Joseph Tirou lance un concours national en 1930 en vue de la construction d’un nouveau bâtiment. L’Hôtel de Ville est inauguré le 18 octobre 1936.

Avec ses 240m de façade en pierres bleues et blanches et son architecture art déco, teintée de classicisme, avec son beffroi, à 70m de haut, il s’impose largement sur la place Charles II. Pour accéder à son sommet d’où la vue sur Charleroi est imprenable, il faut gravir rien de moins que 250 marches. Les trois derniers étages abritent 47 cloches.

Notre Hôtel de Ville est un des rares à être classé comme patrimoine exceptionnel pour son intérieur de style Art Déco (classé en 2001). Le beffroi est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1999. Nous avons à nouveau entendu sonner son carillon lors des festivités du 350ième , ce n’est qu’un début, j’espère l’entendre beaucoup plus souvent dans les années à venir.